Une absence de cadre juridique 

L’arrêté du 21 avril 1969 qui faisait explicitement rentrer la prise d’empreintes, l’essayage et la pose de prothèses amovibles dans la pratique de l’art dentaire a été annulé par le Conseil d’Etat. Il n’a pas été remplacé. De ce fait, il n’existe actuellement aucune nomenclature des actes professionnels définissant le champ d’application des actes prothétiques. 

Voilà de nombreuses fois et de nombreuses années, dans toutes les régions de France, des « denturologistes » - c'est-à-dire des spécialistes dans la fabrication et la pose de prothèses dentaires - sont assignés en justice par la corporation des chirurgiens dentistes. Les condamnations sont lourdes, les amendes et les dommages et intérêts sont conséquents.

Absurdité : les patients sont satisfaits et parfois davantage que par le circuit officiel !!!

Il est pourtant normal que les « patients consommateurs » choisissent librement le professionnel à même de leur fournir la prothèse dentaire, c'est-à-dire le denturologiste qui par sa formation leur apporte toutes les garanties nécessaires.

 

Une revendication de bon sens

Au-delà des conflits juridiques entraînés par la non reconnaissance de la Denturologie et de leurs conséquences néfastes pour leur activité, c’est surtout l’inégalité des français devant les dépenses de soins dentaires et spécifiquement des prothèses dentaires qui est en jeu.

Si nous désirons installer une véritable politique d’ouverture et d’égalité en matière de santé bucco-dentaire ainsi que l’harmonisation avec ce qui existe déjà en Europe, la valorisation d’une telle entreprise suppose la prise en compte du phénomène de la Denturologie.

La demande est pressante d’ouvrir à tous les français l’accès à la prothèse dentaire. Il est urgent de reconnaître le chemin parcouru par les denturologistes après 4 années d’études et l’expérience acquise avant et pendant ces 4 années. 

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